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Des dépêches de juin et juillet du site agrimutuel à consulter sur : www.agri-mutuel.com

publié le 23 juillet 2020

Débat national sur la future PAC

Lancée à l’occasion du salon de l’agriculture, en février, la consultation publique sur le plan stratégique national de la future PAC a vu son calendrier perturbé par la crise sanitaire. Pour autant, la Commission nationale du débat public (CNDP), missionnée pour organiser le débat, a continué à recueillir sur internet les contributions de tous ceux qui souhaitaient participer. Elle a rendu le 19 juin un rapport d’étape, riche de 127 propositions issues des préoccupations principales des participants en matière agricole. La question du modèle agricole et de ses implications sur l’environnement est celle qui a généré le plus de contributions.(dêpêche TNC26/06)

Sortir de la logique de spécialisation des territoires

Ce sujet a été abordé le 17 juin, Lors d’un webinaire organisé par l’Académie d’agriculture et Agreenium autour de la territorialisation de l’alimentation, Michel Rieu, ancien directeur du pôle économie de l’Ifip, a exposé le point de vue suivant . La spécialisation géographique des territoires d’élevage est surtout un avantage pour les filières et résulte de deux leviers. Tout d’abord, les économies d’échelle, grâce à une productivité du travail plus forte dans les élevages plus grands, mais surtout dans les industries. « Les régions qui se sont spécialisées en élevage ont vu naître des industries de grande dimension, donnant à la filière une compétitivité qui a permis d’accroître les élevages, d’où une spirale qui s’auto-entretient Autre facteur expliquant la spécialisation : les économies d’agglomération. « Le fait d’avoir une même activité sur un territoire restreint est un facteur d’économie, car la proximité des acteurs dans une même activité permet de développer des services d’appui, des synergies… » Pour sortir de la logique de spécialisation, il faut donc sortir d’une logique où l’élevage est vu essentiellement comme un fournisseur de matières premières, dont on ignore les externalités. Il est donc indispensable, pour Michel Rieu, de « donner une valeur aux externalités positives comme négatives », via la Pac et les gouvernances territoriales. (dépêche TNC 22/06)

Mesures agricoles de la convention citoyenne sur le climat

La Convention citoyenne pour le climat a rendu le 21 juin ses 150 propositions qui doivent permettre à la France d’atteindre ses objectifs en matière de réduction des gaz à effet de serre. Parmi ces mesures, plusieurs concernent directement le secteur agricole, comme le développement de l’agroécologie ou des circuits courts, mais un certain flou demeure concernant les moyens à mettre en œuvre. (dépêche TNC 24/06).

Une Journée nationale de l’agriculture et de la ruralité

C’est ce que demandent les signataires du manifeste de l’association Tous à table, mis en ligne il y a deux mois. Il s’agit de soutenir l’agriculture française dans sa capacité à répondre aux attentes des consommateurs, notamment en matière de circuits courts et d’approvisionnement local. La pétition totalise désormais plus de 1 000 soutiens, mais il en faudra sans doute beaucoup d’autres pour convaincre le président de l’Assemblée nationale, à qui le manifeste sera remis le 21 septembre, d’inscrire dans le calendrier républicain cette journée nationale de l’agriculture. L’association Tous à table met également en œuvre une deuxième opération pour remercier les agriculteurs de leur engagement au quotidien : un soutien à témoigner en envoyant une photo. Plus de détails sur le site de Tous à Table (dépêche TNC 25/06).

BEA

L’ONG britannique Compassion in World Farming (CIWF) qui milite pour le bien-être des animaux d’élevage, a décerné cette année 34 trophées reconnaissant les efforts d’entreprises du secteur agroalimentaire, de la restauration ou de la distribution, essentiellement européennes, dont huit en France. (dépêche AFP 25/06).

Greenpeace

L’association fait son mea culpa en admettant que les fermes de 1 000 vaches ne sont « pas représentatives » de l’élevage bovin en France, mais elles pourraient devenir « une forme de norme » ailleurs en Europe, en particulier « aux Pays-Bas », souligne l’ONG qui s’inquiète aussi d’un projet de construction d’une usine « de plus de 23 000 vaches laitières » en Espagne, qui en ferait une des plus grandes d’Europe. « Nous ne sommes absolument pas abolitionnistes de l’élevage, et nous reconnaissons qu’une agriculture sans élevage ne peut pas être écologique », a assuré Suzanne Dalle : « Ce que nous visons, c’est la spécialisation des territoires et la concentration et nous souhaitons ouvrir un débat sur l’avenir de l’élevage en France ». L’association dénonce dans un rapport publié mercredi 24 juin le rôle des pouvoirs publics dans l’industrialisation de l’élevage de volailles et de porcs, surtout en Bretagne et dans les Pays-de-Loire. L’ONG demande un moratoire sur l’installation et l’extension de ces élevages, et surtout un meilleur contrôle de ceux existants Mis en cause, les responsables des filières avicole et porcine ont réagi en mettant en valeur le modèle « familial » selon eux de l’élevage français face à ses concurrents sur les marchés mondiaux, alors que les Français consomment de plus en plus de viande importée à bas coûts. (dépêche AFP 24/06).

Covid 19 et courses landaises annulées

« C’est notre unique revenu pour la ganaderia, on n’a pas d’autres ressources que les spectacles dans les arènes » : l’épidémie de Covid-19 a privé les villages de Gascogne de leurs fêtes traditionnelles, et avec elles les « courses landaises » qui font vivre ces élevages de bovins. La Région Nouvelle-Aquitaine et le Conseil départemental des Landes ont voté l’attribution de 220 000 euros pour soutenir l’élevage de vaches landaises qui réunit 2 600 têtes. Mais la Fédération de la course landaise demande davantage à l’Etat. « Il faudrait atteindre une enveloppe de 500 000 euros pour éviter les abattages » (dépêche APF 09/07).