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Des dépêches d’avril du site agrimutuel à consulter sur : www.agri-mutuel.com

publié le 27 avril 2020

Ce site a ouvert un dossier spécial Covid-19 : les conséquences pour le monde agricole

Excédents laitiers :

L’Europe croule sous le lait et les cours chutent depuis le début de la crise liée au coronavirus qui a entraîné la fermeture des restaurants et cantines en Europe tout en perturbant les marchés export. Le ministre français de l’Agriculture Didier Guillaume a appelé l’Union européenne à prendre des mesures « urgentissimes » pour aider le marché du lait et autoriser le stockage des excédents de produits laitiers afin d’alléger le poids de la crise du coronavirus sur les épaules des producteurs et de l’industrie laitière. Les agriculteurs français souhaitent que l’UE encourage une baisse de la production de lait. La FNSEA, première organisation représentative du secteur en France, a notamment proposé une régulation pour encourager les éleveurs à « réduire de 2 % à 5 % leur volume sur la période de pic de production ». (dépêche AFP 12/04).

Agneau :

Les consommateurs français ont privilégié l’agneau de France dans leurs achats pour Pâques, s’est félicité le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, estimant que cela contribuait à rendre « moins dramatique » pour les éleveurs nationaux la crise liée au coronavirus qui a entraîné une chute des ventes d’agneaux en France, comme dans de nombreux pays. Avril et mai s’annonçaient pourtant fastes et devaient constituer 80 % des ventes annuelles des éleveurs ovins français, d’autant qu’exceptionnellement les fêtes des trois grandes confessions, juive, chrétienne et musulmane, sont concentrées sur le calendrier. Le ministre a précisé que les éleveurs qui n’auront pas eu la possibilité de vendre leurs agneaux seront aidés, comme toutes les entreprises françaises. (dépêche AFP 12/04)
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Politique agricole :

Dans une tribune publiée par Libération le 8 avril, un collectif d’élus socialistes comprenant notamment l’ancien ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll et l’ancien ministre de l’agroalimentaire Guillaume Garot souhaite, à la lumière de la crise actuelle, repenser les bases des modèles agricoles et alimentaires et protéger davantage l’agriculture dans les échanges internationaux. (dépêche AFP 09/04).

Vente de volailles vivantes :

Les vendeurs de volailles vivantes redoutent d’avoir à abattre en masse leurs animaux ces prochains jours car les mesures de lutte contre le Covid-19 les privent de débouchés. Ces inquiétudes concernent de près de 700 000 poulettes prêtes à pondre et de 880 000 volailles – poulets et pintades – destinées à être vendues vivantes aux particuliers, notamment dans l’idée d’en tirer des œufs. Ces ventes sont soit faites sur les marchés, dont la plupart sont actuellement fermés, soit dans des animaleries qui ne peuvent vendre que des produits de « première nécessité ». Le préjudice pour la filière pourrait atteindre 5 millions d’euros. Dans un communiqué le Comité National d’Action et de Défense des Aviculteurs (Cnada) en appellent aux pouvoirs publics afin de considérer les achats de poules à destination des particuliers comme des achats « de première nécessité » au même titre que la vente de plants potagers qui a récemment été autorisée. (dépêche AFP 17/04)

Situation des manadiers :

Les manadiers, éleveurs de taureaux et chevaux en Camargue qui gèrent des entreprises agricoles, touristiques et culturelles quasiment à l’arrêt en raison du confinement, « mettront au moins une décennie à se remettre de la crise », avertit le président de la fédération des manadiers, qui rassemble 116 exploitations. Entre mars et mai 2020, la perte d’activités est déjà estimée à 3,3 millions d’euros. Les éleveurs, principalement établis dans les zones humides du pourtour élargi de Camargue, dans le Sud-Est de la France, subissent déjà de plein fouet l’annulation de tous les événements culturels impliquant du public que ce soient les corridas ou les courses camarguaises, ces spectacles taurins traditionnels de la région où le taureau n’est pas tué, mais aussi des fêtes traditionnelles provençales où ont lieu des défilés de chevaux. « La seule chose qui nous reste c’est la viande AOP taureau de Camargue ; et encore, l’abattoir de Tarascon (Bouches-du-Rhône) est saturé donc on ne peut pas en vendre autant qu’on voudrait », déplore-t-il. Face à cette situation, la région Occitanie a annoncé lundi 21 avril des aides pour les manadiers. (dépêches AFP 17 et /04).

Filière cheval :

Dans un courrier adressé au Premier ministre, le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand a demandé au gouvernement « un plan de sauvetage complet » pour la filière cheval (65 000 emplois en France, un million de chevaux), frappée de plein fouet par le confinement lié au Covid-19. (dépêche AFP 23/04).

Centres équestres :

À partir du 24 avril, les propriétaires de chevaux pourront « se déplacer dans leurs prés ou dans les centres équestres pour aller nourrir, soigner ou assurer l’activité physique indispensable à leurs animaux », a indiqué le ministre de l’agriculture dans un communiqué. « Ces déplacements sont autorisés si les centres équestres ne peuvent pas assurer eux-mêmes la totalité des soins », Les propriétaires de chevaux sont invités à se munir d’une attestation de déplacement « en cochant le motif familial impérieux ». (dépêche AFP 24/04).