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Des dépêches de septembre et octobre du site agrimutuel à consulter sur : www.agri-mutuel.com

publié le 28 octobre 2020

Grand débat national sur l’agriculture

134 Français tirés au sort ont été réunis à Paris, du vendredi 25 au dimanche 27 septembre, pour la reprise du « grand débat national sur l’agriculture » suspendu depuis le confinement, qui doit servir à définir la position de la France dans les négociations de la future Politique agricole commune. (dépêche AFP 25/09).

Accord du MERCOSUR

Bruxelles attend « un engagement clair » des pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay) pour s’assurer qu’ils respecteront le volet « développement durable » de l’accord commercial qu’ils ont conclu en juin 2019, mais toujours pas signé, a affirmé lundi le vice-président de la Commission européenne. En cause, ses conséquences pour les agriculteurs européens mais surtout les risques qu’il fait courir à l’environnement, en particulier en matière de déforestation en Amazonie, favorisée par le président brésilien Jair Bolsonaro. . (dépêche AFP 21/09).

Aviculture

Pressés par les défenseurs des animaux d’améliorer leurs systèmes de production, les volaillers français n’entendent pas renoncer à l’élevage en bâtiment, mais plutôt le développer pour occuper le terrain face aux produits étrangers, moins chers. « Le développement va probablement s’orienter vers des productions standards, mais en améliorant les bâtiments », notamment en y introduisant de la lumière naturelle, a déclaré Jean-Michel Schaeffer, président de l’interprofession des volailles de chair, à l’Anvol, lors d’une conférence de presse. Les professionnels entendent les demandes sociétales pour plus de bien-être animal, du plein air, des élevages moins denses…mais ces exigences ne se traduisent pas forcément au moment de passer à la caisse, regrettent-ils.
D’ici à 2025, la filière s’engage à ce que la moitié des volailles bénéficient de lumière naturelle : 20 % élevées avec un accès à l’extérieur (c’est aujourd’hui le cas pour 18 % des volailles, en additionnant les productions Label rouge et bio) et 30 % élevées dans un poulailler doté de fenêtres et de perchoirs (contre 15 % aujourd’hui). « On aura du mal à aller au-delà des 20 % (d’accès à l’extérieur) d’ici à cinq ans », précise Mme Richard. (dépêche AFP 08/10).

Alimentation et climat

Le PDG de Danone Emmanuel Faber souhaite la tenue d’états généraux de l’alimentation « tous les ans » pour faire évoluer les relations commerciales tendues entre producteurs et distributeurs, tout en affrontant la transition alimentaire, écologique et climatique. (dépêche AFP 08/10).

De la fourche à la fourchette

Bruxelles entend lancer dans le cadre de son « Pacte vert » une stratégie baptisée « de la fourche à l’assiette » (« farm to fork ») qui permettrait d’élargir la politique agricole commune (Pac) européenne à une quasi-politique alimentaire commune, englobant agriculture, alimentation, santé et environnement. L’objectif est de promouvoir des normes accrues en termes de cultures durables, de bien-être animal, d’étiquetage sur l’origine et les conditions de production des aliments, tout en encourageant l’accès à des régimes alimentaires plus sains – potentiellement au détriment de produits importés des États-Unis. Ces derniers jugent « protectionniste » la stratégie agricole de l’UE et n’excluent pas des poursuites devant l’OMC, a averti mercredi le ministre américain Sonny Perdue. (dépêche AFP 08/10).

Future PAC

Paris souhaite que chaque agriculteur des 27 pays de l’Union européenne ait « les mêmes » obligations environnementales, dans le cadre de la future politique agricole commune reverdie, qui sera débattue la semaine prochaine à Luxembourg et au Parlement européen. La future Politique agricole commune (Pac), applicable à partir du 1er janvier 2023. (dépêche AFP 16/10).
Le Parlement européen a adopté vendredi la prochaine politique agricole commune (Pac) de l’UE, avec notamment des obligations environnementales accrues pour les agriculteurs - provoquant la colère d’ONG écologiques et d’eurodéputés qui jugent ces propositions insuffisantes face aux enjeux climatiques. Les trois rapports constituant la future Pac ont été adoptés à une large majorité, en dépit d’incertitudes sur l’issue du vote. Les ministres des 27 États membres s’étaient eux mis d’accord sur leur feuille de route. Désormais, sur la base de leurs propositions respectives, eurodéputés, États et Commission européenne devront négocier et trancher d’ici début 2021 sur les règles qui s’appliqueront à partir de 2023. (dépêche AFP 23/10).

Lait

La dénomination « lait » est « réservée exclusivement » au « produit de la sécrétion mammaire » obtenu par une ou plusieurs traites, « sans aucune addition ni soustraction », indique le Journal officiel de l’Union européenne. À tous stades de la commercialisation, les dénominations « lactosérum », « crème », « beurre », « babeurre », « butteroil », « caséines », « fromage », « yoghourt », « kéfir » notamment, sont réservés « uniquement aux produits laitiers » précise le texte. En 2017, la justice européenne avait par ailleurs censuré le nom de « lait de soja » pour les aliments. Reste une liste d’exception reconnue par l’UE dans chacun des 27 pays, pour des expressions établies de longue date. Ainsi en France, lait d’amandes, lait de coco, beurre de cacao ou de cacahuète, mais aussi crème de cassis ou haricot-beurre, sont autorisés. (dépêche AFP 08/10).