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Des dépêches du site agrisalon a consulter sur : www.agrisalon.com

publié le 24 octobre 2017

Manque de fourrage

Le ministre de l’agriculture Stéphane Travert a annoncé mercredi avoir obtenu une dérogation de l’Europe concernant les jachères pour permettre aux éleveurs de remédier à un manque de fourrage important, conséquence de la canicule de l’été passé. (dépêche du 27 septembre 2017).

Système laitier

L’herbe plus rentable que l’agrandissement : Le réseau Civam (Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural) compare depuis 2000 les performances des systèmes herbagers bovins lait du Grand Ouest avec les exploitations laitières du Rica (Réseau d’information comptable agricole). Les résultats de cette étude sont formels : « l’éleveur laitier de l’ouest gagne plus à développer un système pâturant économe qu’à s’agrandir ! ». (dépêche du 03/10/2017)

Engraisser ses animaux grâce à une bonne gestion de l’herbe

Un essai pluriannuel d’Arvalis révèle que le pâturage est un atout indispensable à la production de viande. Bien géré et avec les bonnes espèces, ce mode de production économique aboutit à de bonnes performances animales. (dépêche du 19/10/2017)

Santé animale

L’utilisation des antibiotiques en santé animale en France, que ce soit pour des élevages ou des animaux de compagnie, a chuté de 37 % en cinq ans, dans la foulée d’un plan gouvernemental lancé en 2012. Ce recul est beaucoup plus important que l’objectif de départ du plan Ecoantibio 1, qui prévoyait une baisse de 25 % du volume de doses par kilo d’animal en cinq ans, a expliqué à l’AFP un responsable du ministère de l’agriculture vendredi, en marge de la visite du ministre Stéphane Travert au Sommet de l’élevage. (dépêche du 06/10/2017)

Projet de ferme de 4000 bovins

La Confédération paysanne a demandé jeudi à Mâcon l’arrêt d’un projet de ferme en Saône-et-Loire qui pourrait accueillir plus de 4.000 bovins destinés notamment à l’export, qu’elle juge emblématique des « dérives » liées à « l’industrialisation de l’agriculture ».
Le président de la FDSEA de Saône-et-Loire défend le projet : « le marché à l’exportation a sa place. C’est un outil utile, nécessaire, pour la filière », demandant toutefois « à l’administration d’être vigilante en termes sanitaires et de suivi environnemental. » Ce projet est aussi dénoncé par les riverains, qui s’inquiètent des nuisances. L’enquête publique s’est achevée le 22 septembre ; le commissaire enquêteur rendra ses conclusions fin octobre. (dépêche du 29 septembre 2017).

Sommet de l’Elevage

Près de 93000 visiteurs venus de 80 pays se sont pressés du 4 au 6 octobre à Cournon d’Auvergne pour y voir 2000 bêtes d’exception. Au cours de ces trois jours, des militants végans sont venus protester plus ou moins pacifiquement, au nom de la cause « animaliste ». (dépêche du 8 octobre 2017).

Futur plan loup

Des centaines d’éleveurs accompagnés d’un millier de brebis ont manifesté le 3 octobre dans les rues de Lyon contre le futur plan loup accusé de « donner tous les droits » au prédateur. Les éleveurs veulent un plan qui permette zéro attaque sur les troupeaux. En 2016, plus de 10.000 bêtes ont été tuées face à une population de loups en constante augmentation depuis son retour en France par l’Italie au début des années 90 (360 loups, soit + 22 % en un an). La Fédération régionale ovine estime qu’il faut pouvoir tirer sur le loup quand il attaque le troupeau, et cela en dehors de tout quota d’abattage de loups fixé à 40 entre le 1er juillet 2017 et le 30 juin 2018. A la fin de l’été, période la plus dangereuse avec les brebis en pâturage, 22 loups avaient été tués. Pour les éleveurs, il faut que le loup ait peur de l’homme et ils souhaitent un nouveau plan national du loup qui « remette en son coeur l’élevage et les éleveurs ». (dépêche du 09 octobre 2017)

Agriculture et commerce international

Au nom de tous les agriculteurs de la Coordination rurale, Bernard Lannes, le président du syndicat, a adressé au Pape François une lettre ouverte pour lui demander de les soutenir dans leur revendication d’exclure l’agriculture des règles de l’OMC. « Nous nous en remettons à votre Sainteté pour faire entendre au monde son appel pour la reconnaissance internationale de l’exception agriculturelle que le syndicat « réclame depuis 1993 ». (dépêche du 23/10/2017)

Exportations et concurrence internationale

« L’ogre chinois » est-il une menace ou une opportunité pour nos filières d’élevage ? « Oui , c’est une opportunité », assure Philippe Gréau, chef de projets agricoles en Chine. « Mais pour 10-12 ans seulement », le temps que les agriculteurs et opérateurs chinois finalisent la grande transition agricole du pays. (dépêche du 21/10/2017) »

Les chiffres ajustés de la crise agricole

En juin dernier, la MSA expliquait que le seuil fatidique de 50 % d’agriculteurs ayant gagné moins de 350 € par mois pourrait avoir été franchi en 2016. Même si le chiffre était légèrement surestimé, ce mardi 10 octobre 2017, les représentants de la MSA ont livré des chiffres plus précis qui confirment l’ampleur de la crise. Selon eux, « 30 % des exploitants auraient un revenu inférieur à 350 € par mois. » Mais cette moyenne s’étale de 20 % à 44 % selon les caisses MSA. Parmi eux, les deux tiers (20 % des exploitants) seraient en déficit. » Ce dernier chiffre moyen cache lui aussi une forte disparité entre les caisses MSA. Toujours en moyenne, le revenu annuel 2016 des exploitants agricoles se situe entre 13 000 et 15 000 €. C’est un peu plus qu’en 2015. « Mais cette légère hausse s’expliquerait davantage par une baisse des charges que par une évolution des recettes. » (dépêche du 11/10/2017)