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Des dépêches du site Agrisalon décembre 2017 à consulter sur : www.agrisalon.com

publié le 21 décembre 2017 (modifié le 24 février 2018)

Plan Loups 2018-2023

Les éleveurs ont à nouveau décidé de boycotter mardi la réunion prévue à Lyon sur le futur plan loup, qu’ils jugent insuffisant pour réduire les attaques de leurs troupeaux. Les éleveurs qui avaient déjà claqué la porte en septembre et multiplié les manifestations en octobre estiment que ce plan reste focalisé sur l’installation en France du loup, une espèce protégée, et ne les met pas assez au cœur du projet. « On veut faire peur au loup, que quand il voit un troupeau, il pense danger, danger de mort. Pour cela, on veut avoir le droit à procéder à des tirs de défense avec des vraies balles, pas des balles en caoutchouc », explique Claude Font, chargé du dossier prédateur à la Fédération Nationale Ovine (FNO), branche de la FNSEA. (dépêche du 12/12/2017)
De son coté, un collectif d’éleveurs, baptisé L113 en référence à l’article du code rural qui oblige à la protection des troupeaux, a mis en ligne sur les réseaux sociaux une vidéo montrant les ravages du loup sur leurs troupeaux. Les éleveurs dénoncent, par la méthode employée par L214, la souffrance animale qui les désespère. Ils accusent Nicolas Hulot de complicité envers la souffrance animale en raison de la réintroduction des loups depuis 25 ans et du projet loups 2018 / 2023 préconisant toujours plus de loups donc toujours plus d’animaux d’élevage professionnel ou amateur prédatés sur toute la France puisqu’aucun moyen ne sera donné pour stopper la colonisation du territoire national. https://www.facebook.com/Pour-un-pa...

Condition animale

Le ministre de la transition écologique estime que « l’animal a une conscience » et souhaite « conduire bientôt une grande réflexion sur la condition animale avec le ministre de l’agriculture », explique Nicolas Hulot dans une interview paru dans l’édition de l’Obs du 30 novembre au 6 décembre 2017. (dépêche du 29/11/2017)

Foie gras plus cher et moins abondant

Cette année, la production nationale de foie gras a chuté à environ 11 000 tonnes, soit 44 % de moins qu’en 2015, dernière année normale de production, explique à l’AFP Marie-Pierre Pé, directrice du Cifog (interprofession du foie gras). En ajoutant les produits d’importations à hauteur de 3 000 tonnes, le marché ne devrait pas souffrir de pénurie. (dépêche du 03/12/2017)

Commercialisation

Après les contrats de blé, Agri-Éthique s’engage au niveau de la filière laitière grâce au contrat de 700 000 litres de lait avec la coopérative laitière des Alpes et la fromagerie Montbardon (05). (dépêche du 01/12/2017)

Sodiaal compte investir massivement pour « monter en gamme »

Sodiaal, première coopérative laitière française et troisième européenne, compte investir massivement au cours des prochaines années pour « monter en gamme » et accroître sa rentabilité, dans le cadre d’un nouveau plan stratégique annoncé jeudi. Pour les fromages, le groupe compte mettre l’accent sur le développement des fromages à valeur ajoutée (AOP et spécialités). Face à la baisse générale de consommation du lait, de la crème et du beurre, le pôle compte créer un label de qualité « en phase avec les nouvelles attentes sociétales », notamment une alimentation non OGM des vaches et une rémunération équitable des producteurs. Le groupe, propriétaire des marques Candia, Yoplait et Entremont, a réalisé 4,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2016. (dépêche du 06/12/2017)

Agriculture durable

Le groupe Bel (Vache qui rit, Babybel, Kiri) a annoncé mercredi un accord avec ses producteurs de lait en France qui leur garantit un prix de référence de 350 euros les 1 000 litres pour l’année 2018, en contrepartie d’engagements sur leurs pratiques de production. Cet accord concerne 700 producteurs en France. (dépêche du 22/11/2017)

« La Nouvelle agriculture »

C’est le nom de la marque créée par des agriculteurs de l’Ouest en lien avec la coopérative Terrena. L’objectif : « tendre vers des pratiques plus naturelles, plus respectueuses de l’écosystème et du bien-être des animaux en encourageant l’usage d’alternatives aux pesticides ou aux antibiotiques en élevage ». (dépêche du 21/11/2017)

Prix du lait

En visite en Allemagne, des producteurs de lait belges et français, membres de l’European Milk Board, font le même constat : les difficultés à répercuter les coûts de production dans le prix du lait sont les mêmes en France, en Allemagne ou en Belgique. Selon eux, le combat de l’intégration de ces coûts dans les prix d’achat du lait doit se faire collectivement au niveau européen et non pas individuellement dans chaque État membre. (dépêche du 28/11/2017)

Camembert

L’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO), qui gère les appellations agricoles françaises, estime que la « guerre du camembert », opposant en Normandie depuis près de dix ans industriels laitiers et petits producteurs pourrait prendre fin en « février 2018 », à l’issue d’un nouveau cycle de négociation. (dépêche du 22/11/2017)

Santé

La MSA lance une grande étude sur la santé des professionnels du monde agricole afin de mettre en place un programme de prévention des risques. (dépêche du 30/11/2017)

Sécurité alimentaire

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a appelé mardi à soutenir les petits producteurs pour lutter contre la résurgence de la faim dans le monde, face aux « limites » de l’agriculture industrielle. (dépêche du 29/11/2017)

Restauration collective et produits bio

Atteindre 50 % de produits bio ou locaux d’ici à 2022 en restauration collective : l’engagement de campagne d’Emmanuel Macron, a été confirmé récemment par le gouvernement. En France, la restauration collective serait à 3 % de bio, selon la dernière étude publiée en juin par l’agence Bio. Si elle n’inclut pas les produits obtenus en circuit court, elle donne une idée de l’ampleur de la tâche. L’enjeu est colossal pour le développement de l’agriculture bio en France, rappelle Florent Guhl, directeur de l’Agence Bio : tous secteurs concernés la restauration collective représente 3,6 milliards de repas par an, un chiffre appelé à augmenter. « Il faut être prudent car la production française n’est pas suffisante et donc on risque d’avoir une forte proportion de bio qui est importée et pour laquelle le bilan carbone est désastreux », s’insurge Dominique Bénézet, délégué général du SNRC (syndicat national de la restauration collective). (dépêche du 10/12/2017)

Le gaspillage alimentaire

Seize milliards d’euros, c’est ce que la France gaspille chaque année en alimentation : le député de la Mayenne Guillaume Garot, auteur d’une loi sur le sujet en 2016, entend « accélérer » le combat contre ce phénomène. Président de l’atelier 10 des Etats Généraux de l’Alimentation, centré sur la lutte contre le gaspillage alimentaire, l’ancien Ministre entend désormais mettre à contribution la restauration collective, après les supermarchés ciblés par sa loi. (dépêche du 15/12/2017)

Fourrages et santé

Des éleveurs d’Ille-et-Vilaine jouent la prévention pour leurs troupeaux laitiers en leur mettant à disposition des « prairies pharmacie ». Implantées avec une quinzaine de plantes aux vertus médicinales, ces parcelles permettent aux vaches de brouter de quoi améliorer leur santé. (dépêche du 04/12/2017)

Anomalies génétiques

L’ataxie en Charolais, l’axonopathie en Blonde d’Aquitaine, le veau tourneur en Rouge des prés... Plusieurs anomalies sont présentes chez les bovins allaitants. Certaines plus graves que d’autres. Mais aujourd’hui, grâce au génotypage, il est possible de repérer ces mutations et d’agir. La création d’un index de synthèse permettrait d’évaluer l’impact économique des mutations génétiques et de gérer au mieux les accouplements pour réduire les anomalies. (dépêche du 24/11/2017)

Salon de l’agriculture

Pour son édition 2018, le salon international de l’agriculture a décidé de mettre la race Aubrac à l’honneur en choisissant Haute comme égérie du salon. (dépêche du 22/11/2017)

Méthanisation agricole

Les représentants des Chambres d’agriculture, de la FNSEA et de GRTgaz ont présenté, mardi 5 décembre 2017 trois pistes d’actions conjointes pour accélérer le développement de la filière biométhane agricole. Dans un contexte où les opérateurs de réseaux gaziers ambitionnent de satisfaire un objectif de 30 % de gaz renouvelable d’ici 2030, ils veulent donner une nouvelle impulsion à la convention déjà initiée en 2016. Actuellement, « quelques dizaines d’installations de méthanisation agricole injectent du gaz renouvelable dans les réseaux. » Mais, selon eux, « ce sont plusieurs milliers de nouveaux sites qui devraient voir le jour à horizon 2030 ». (dépêche du 05/12/2017)

Accaparement des terres agricoles

Après le rachat très médiatisé de terres céréalières par des investisseurs chinois, il est urgent d’agir et d’empêcher que des « sociétés opaques » rachètent et exploitent des parcelles agricoles en France, ont réclamé mercredi les Safer. Aujourd’hui, 20 % des terres agricoles sont exploitées par des sociétés alors qu’il n’y en avait aucune il y a 10 ans. Le risque, selon leurs représentants, est de mettre en péril le modèle d’agriculture familial français. Ils réclament donc que soient distinguées la société qui exploite des terres agricoles de celle qui les détient. Les Safer, qui disposent normalement d’un droit de préemption, n’ont pas pu l’activer dans le cas chinois en raison d’une brèche juridique qui les empêche d’intervenir quand le rachat ne porte que sur une partie seulement des parts d’une société. De quoi nourrir la réflexion promise il y a quelques jours par le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, pour rénover les outils de régulation du foncier agricole. (dépêches des 05 et 13//12/2017)

Marchés des viandes

Début 2017, la Chine a officiellement levé son embargo sur la viande bovine française qu’elle avait instauré en 2001 pour cause d’ESB. En attendant la finalisation des agréments sanitaires, l’empire du Milieu offre un potentiel de débouché colossal pour la filière française. Aujourd’hui, avec 700 000 tonnes, le pays est le premier importateur mondial de viande de bœuf. C’est la moitié de la production française, rappelle l’expert. Mais au vu de sa faible consommation de bœuf par habitant, la Chine pourrait tripler ou quintupler ses importations dans les années à venir. (dépêche du 14/12/2017)