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Historique

publié le 21 décembre 2011

L’ethnozootechnie envisage "le fonctionnement du complexe indissociable homme, animal, milieu". Cette composante traditionnelle de la zootechnie du XIXe et de la première moitié du XXe siècle se confondait alors en partie avec la discipline mère ; mais, au sortir du deuxième conflit mondial, l’évolution agricole des Trente Glorieuses a conduit la zootechnie à une vision réductrice d’augmentation des productions par l’exploitation maximale des potentiels biologiques.
C’est dans ce contexte que Raymond Laurans, directeur du centre d’enseignement zootechnique de Rambouillet, a su reconnaître et faire valoir une évidence peu partagée à cette époque : la dimension humaine des processus techniques. S’inscrivant dans la lignée des "ethnosciences", il s’emploie à remettre en selle le concept d’ethnozootechnie ; il crée alors ce terme pour désigner une entité située au carrefour des :

  • sciences sociales,
  • sciences de la nature
  • et techniques de l’élevage,

et donc puissant levier de promotion de l’interdisciplinarité dans l’approche des problématiques de l’élevage.

Soucieux de concrétiser cette relance, Raymond Laurans crée en 1971 la Société d’Ethnozootechnie qui vise à rassembler et à coordonner les préoccupations de personnes issues d’horizons divers : experts de l’élevage bien sûr, mais aussi ethnologues, historiens, géographes... dont l’intérêt pour l’animal domestique n’avait cessé de grandir. Cette création s’inscrivait dans une suite logique d’actions (expositions, articles, participation à des colloques&) engagées dès 1962.