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Des dépêches de mai 2018 du site agrisalon à consulter sur : www.agrisalon.com

publié le 16 mai 2018

Races à faible effectif

L’Armoricaine
L’Armoricaine est peu connue en France et a bien failli disparaître. Sébastien Vétil, passionné par la race, élève une vingtaine de ces allaitantes en Bretagne, berceau de cette vache à robe rouge. Conduit en système extensif à l’herbe, son troupeau lui permet de valoriser des veaux sous la mère et des bœufs en circuit court. (dépêche du 28/04)

La Froment du Léon
Il y a quelques années, Thierry Lemarchand, éleveur à Pacé (35), a troqué son troupeau de Prim’holsteins contre une race moins fréquemment rencontrée : la Froment du Léon. Aujourd’hui, il transforme l’intégralité du lait de sa soixantaine de vaches en beurre haut de gamme valorisé à 25 €/kg. (dépêche du 27/04)

Laitiers responsables

Sodiaal, première coopérative laitière française et propriétaire de la marque Candia, va lancer au 1er mai un lait de consommation répondant aux attentes exprimées par les consommateurs et assurant une meilleure rémunération des éleveurs. Le cahier des charges des « Laitiers responsables » engage les éleveurs à nourrir leurs vaches sans OGM et à assurer le bien-être de leur troupeau, qui doit rester en moyenne 150 jours par an au pâturage.
En retour, la charte d’engagement doit assurer une meilleure rémunération des éleveurs et des coopérateurs en général. (dépêche du 27/04)

Recherche : Projet Mix-enable

Le projet de recherche Mix-enable, lancé en avril 2018, vise à identifier les systèmes d’élevages biologiques diversifiés les plus durables. Pour cela, 25 chercheurs de 7 pays différents vont travailler sur ce projet, avec pour objectifs : mieux connaître les fermes d’élevage diversifiées (ayant deux ou plusieurs espèces animales) conduites en bio en Europe, d’identifier les stratégies de production les plus durables et robustes, et de proposer des alternatives aux systèmes actuels. (dépêche du 01/05)

Rapport ANSES

Chargée d’évaluer l’efficacité et l’innocuité des alternatives aux antibiotiques en élevage, l’agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) souligne « l’hétérogénéité » des données disponibles et propose aux filières animales de sélectionner les classes d’alternatives qui les intéressent avant de les étudier. (dépêche du 27/04)

Les « œufs de France » arrivent sur le marché

Après la viande de veau, de bœuf, de porc, chevreau, lapin, agneau, volaille, mais aussi les fleurs, les pommes de terre et les fruits et légumes, qui ont tous adopté le label garantissant la traçabilité de leurs produits à l’intérieur des frontières, les œufs afficheront à partir de la rentrée le logo bleu-blanc-rouge représentant une carte de France stylisée. Le secteur des œufs avait été chamboulé par une fraude liée à l’utilisation par des producteurs en Belgique et aux Pays-Bas d’un anti-parasite interdit dans la chaîne alimentaire, le fipronil. Aucune trace de fipronil n’avait toutefois été retrouvée dans les élevages français. L’adoption de ce logo s’accompagnera de la poursuite de la « mutation » de la filière, soumise à de multiples pressions, venant des associations de défense des animaux, de la grande distribution et des consommateurs. (dépêche du 24/04)

Réintroduction d’ourses dans les Pyrénées

Plus de 1 200 manifestants, bergers, agriculteurs et élus de tous bords, ont défilé lundi à Pau au son des cloches de brebis pour s’opposer à la réintroduction d’ourses dans les Pyrénées-Atlantiques voulue par le gouvernement, a constaté une journaliste de l’AFP.
Plus de 600 bêtes tuées en 2017 par les ours, pour la majorité des brebis », a déploré Claude Soulas, directeur du Centre départemental de l’élevage ovin. Pour lui, « les mesures de protection, barrières, chiens, etc. préconisées par le gouvernement sont totalement inefficaces ». Fin mars, Nicolas Hulot avait annoncé qu’il souhaitait « engager la réintroduction de deux ours femelles dans les Pyrénées-Atlantiques à l’automne », car il ne reste que deux mâles dans ce département. Après une réintroduction en 1996-97 de trois ours slovènes non loin de la frontière avec l’Espagne, puis de cinq autres en 2006 (dont un est mort), le nombre d’ours dans les Pyrénées est évalué à 39, principalement dans le centre du massif. (dépêche du 30/04)

Le préfet rejette le projet de ferme aux 4000 bovins

La demande de l’agriculteur « pour être autorisé à exploiter un élevage de 3 910 bovins destinés à l’exportation, 240 bovins à l’engraissement et 320 vaches allaitantes sur la commune de Digoin, est rejetée », selon l’arrêté daté de jeudi pris par le préfet de Saône-et-Loire. Cette décision s’appuie sur l’avis défavorable du Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst), qui avait souligné des « antécédents très défavorables (de l’agriculteur) en matière de maîtrise des nuisances et de la capacité à respecter les obligations réglementaires applicables », précise l’arrêté. (dépêche du 04/05)

Sept produits de la salaison corse insulaire obtiennent l’IGP

Jambon sec et saucisson sec, coppa, bulagna, lonzo et figatelli figurent parmi les produits homologués entre fin avril et début mai par arrêtés et transmis pour enregistrement à la Commission européenne. Si l’appellation IGP garantit des porcs d’origine 100 % française et des produits transformés en Corse qui ont droit à l’appellation « charcuterie de l’Île de beauté », seule la charcuterie AOP garantit des porcs corses et une charcuterie transformée en Corse qui a de facto droit à l’appellation « charcuterie corse ». (dépêche du 04/05)

Pâturage

La moitié des éleveurs seulement avaient sorti les vaches au 15 avril. Dans son nouvel observatoire sur l’alimentation des vaches laitières, le Cniel fait un point sur le pâturage à la fin du mois d’avril 2018. Le retard de mise à l’herbe de près de trois semaines pourrait pénaliser les stocks fourragers des élevages. L’interprofession donne alors quelques conseils pour optimiser cette saison à l’herbe. (dépêche du 07/05)