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Brèves de mai 2021

publié le 27 mai 2021

Pyrpastum

Pendant trois ans, le projet Interreg Pyrpastum a eu pour mission de promouvoir le métier de berger et les pratiques pastorales sur les deux versants des Pyrénées. Le projet s’est terminé en décembre 2020 avec l’idée de renforcer le réseau et le dispositif de formation. (RéussirPâtre NL du 28/04).

Loi Santé animale

La Loi de santé animale (LSA) est une refonte de toute la réglementation de la santé animale au niveau européen. Elle concerne 63 maladies touchant les animaux de rente et de compagnie et met en place une classification harmonisée de ces pathologies entre tous les États membres de l’Union européenne. Avec son entrée en vigueur le 21 avril, les maladies sont désormais classées en cinq catégories. Cela va de la déclaration et de la surveillance des élevages jusqu’à l’éradication obligatoire et immédiate.
(RéussirPâtre NL 28/04).

Projet chevreau label

Dans la Drôme, le syndicat caprin travaille à la création d’un label rouge de chevreau lourd. Le projet est porteur d’espoir pour une filière moribonde. (RéussirLachèvre NL du 05/05).

Exportation pour engraissement de poulains de trait vers le Japon

Chaque année, quelques centaines de poulains de trait rejoignent le Japon par avion pour y être engraissés et obtenir une viande très grasse. Ce produit haut de gamme tend à se substituer au thon rouge de moins en moins disponible.
« D’un point de vue éthique, environnemental, sanitaire et de bientraitance des animaux, l’exportation de chevaux vivants vers le Japon est absurde » déclare la Confédération paysanne dans un communiqué publié le 20 avril 2021. Pour autant le syndicat reconnait que le sujet est complexe et délicat et que ce débouché a redynamisé la filière des chevaux de trait, il regrette que la consommation française soit tournée vers de la viande d’importation. Cette incohérence est à relier à la forte opacité dont souffre la filière cheval ajoute le syndicat (Extrait La France agricole, 23 avril 2021, M.F. Malterre).

Vers une pénurie de soja non OGM

Les filières animales non OGM font face à un manque de tourteau qui peut durer plusieurs mois avec peu de solutions de remplacement. Cette situation est liée à une baisse de l’offre : problèmes logistiques en Inde liés à la Covid et au protectionnisme ; au Brésil, la demande chinoise et le prix du soja conventionnel ont conduit à tout mélanger et à ne pas séparer les graines non OGM et OGM. Les professionnels appellent les autorités et partenaires à réfléchir à des solutions de pérennisation des filières non OGM. Cet épisode montre surtout que la segmentation a un coût qu’il faut payer au juste prix. (RéussirLachèvre NL 25/05)