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Des dépêches de juin 2018 du site agrisalon à consulter sur : www.agrisalon.com

publié le 26 juin 2018 (modifié le 27 juin 2018)

Plan Ours 2018-2028

Signé le 9 mai par le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot. Le « plan d’action national », qui prévoit aussi des mesures de soutien aux éleveurs face aux prédations, intervient après l’annonce en mars de la réintroduction à l’automne de deux ours femelles dans les Pyrénées-Atlantiques. Selon un nouveau décompte officiel du Réseau ours brun (ROB), l’effectif était de 43 individus en 2017. Les études montrent que la population doit être d’au moins 50 individus matures pour être viable dans les Pyrénées françaises, avec notamment l’existence d’échanges entre les différents noyaux afin de réduire les problèmes de consanguinité, souligne le Plan. Fin avril, plus de 1 200 bergers, agriculteurs et élus de tous bords avaient défilé à Pau contre la réintroduction d’ours, à leurs yeux incompatibles avec les activités pastorales. (dépêche du14/05)

Prix des terres 2017

A 5 990 €/ha en moyenne en 2017, le prix des terres et prés libres a baissé de 0,8 % en un an. Une grande première depuis 1996 que les représentants des Safer justifient par la faiblesse répétée des revenus agricoles. Ce chiffre national cache cependant d’importantes disparités Au-delà de cette évolution inédite du prix des terres, les Safer pointent du doigt une artificialisation des terres en forte hausse (+ 24 % en un an). Par ailleurs, les acquisitions de terres agricoles par des sociétés financières ont représenté 12,6 % du nombre de transactions réalisées en 2017, contre 5,1 % en 2016, a indiqué jeudi la Fédération nationale des Safer, organismes chargés de veiller à l’aménagement rural et foncier. (dépêches des 02/06 et 31/05)

Contrôles PAC

Exit les contrôles Pac à la ferme ? De nouvelles règles européennes en matière de simplification et de modernisation de la Pac sont entrées en vigueur le 22 mai 2018, offrant la possibilité « de remplacer complètement les contrôles physiques sur les fermes par un système de contrôles automatisés basés sur l’analyse des données satellitaires. Les deux satellites Sentinel-2 de l’Union européenne permettent de cartographier en haute résolution la terre entière en seulement 5 jours. Ils fournissent une imagerie haute résolution des sols, pour mieux observer la couverture des sols (évolution de la végétation (cultures, forêts, etc), mais aussi mieux anticiper les risques d’incidents climatiques et accélérer les opérations de secours sur les lieux de catastrophes). (dépêche du 30/05)

Parc naturel régional de l’Aubrac

Le décret a été officiellement publié jeudi 26 avril, 15 ans après que l’idée a germé au sein d’une équipe déterminée à promouvoir ce massif de moyenne montagne, au sud du massif central, et surtout à lutter contre l’érosion démographique. Le parc concerne 6 communes, soit 36 000 habitants. L’Aubrac, plateau volcanique et granitique, est connu avant tout pour sa race bovine du même nom, l’élevage étant la première économie du massif. Hier en voie de disparition, la race connaît un renouveau grâce à la mobilisation des éleveurs, le troupeau passant de 30 000 têtes au plus fort du déclin, dans les années 70, à plus de 210 000 aujourd’hui. (dépêche du 02/06)

Apiculture

La France va lancer un état des lieux national précis des mortalités d’abeilles, a annoncé le ministère de l’agriculture jeudi, au soir d’une mobilisation des apiculteurs pour réclamer des aides exceptionnelles et un environnement plus favorable aux pollinisatrices. Depuis plusieurs années, les apiculteurs français subissent des pertes moyennes de 30 % de leurs cheptels en hiver, selon l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf). « Aujourd’hui, on a franchi un cap supplémentaire », avec des taux de mortalité pouvant grimper à 40, 50 voire 80 %, a indiqué à l’AFP Gilles Lanio, président de l’Unaf. (dépêche du 08/06).

Fond de portage foncier en région Ile de France

Suite au vote du Pacte agricole par le Conseil régional d’Île-de-France, l’Agence des espaces verts (AEV) a été chargée de créer un fonds régional de portage foncier. L’objectif : favoriser l’installation des agriculteurs et le maintien de l’activité agricole en zone francilienne. Cette initiative vise à préserver l’activité agricole francilienne, qui occupe encore 48 % des surfaces avec des productions diversifiées (grandes cultures, élevage et maraîchage), mais a perdu 14 000 ha et 26 % de ses agriculteurs en 15 ans. . (dépêche du 08/06)

Mouvement anti-viande

Les bouchers-charcutiers ont demandé la protection de la police au ministre de l’intérieur Gérard Collomb, face aux attaques qu’ils subissent de la part de groupuscules vegans anti-viande, et anti-élevage. (dépêche du 25/06)

Lait équitable

La 5e conférence du lait équitable s’est déroulée le 14 juin à Villeneuve-d’Ascq (59). L’occasion de présenter les six laits équitables d’Europe avec l’Allemagne, le Luxembourg, l’Italie, la Belgique, la France et plus récemment la Suisse. Le projet porté par l’European Milk Board vise à mieux rémunérer les producteurs laitiers de façon à couvrir leurs coûts de production. Ce lait est rassemblé sous une marque commune au niveau européen dont Faire France pour l’Hexagone. (dépêche du 25/06)

Création d’une fédération pour défendre le pastoralisme contre le loup

« La cohabitation entre le loup et l’élevage est impossible en France », s’insurge à quatre jours de son lancement officiel en Lozère la toute nouvelle Fédération nationale de défense du pastoralisme qui regroupe bergers, scientifiques ou encore élus des massifs de France. Son objectif est de rassembler et de soutenir les éleveurs victimes d’attaques des loups et des ours afin d’avoir plus de poids face au gouvernement », a expliqué mercredi à l’AFP Mélanie Brunet, coprésidente de cette nouvelle fédération. Elle entend également sensibiliser les « citadins sur les ravages des politiques publiques » de réintroduction des grands prédateurs qui « condamnent » l’élevage de plein air. (dépêche du 20/06)

Signes de qualité

Le Conseil économique social et environnemental (Cese) recommande de lancer une expérimentation pour répondre à la demande de qualité des consommateurs. Dans un rapport, il formule 18 propositions pour améliorer les cinq signes officiels garantissant l’origine géographique et/ou les modes de production de produits alimentaires : - AOP ou AOC (Appellation d’origine protégée/contrôlée), - IGP (indication géographique protégée), - Label Rouge, - AB (Agriculture biologique), - STG (Spécialité traditionnelle garantie). (dépêche du 19/06)

Des broutards pour valoriser le petit lait en alpages

Les zones d’alpages suisses étant confrontées à une double problématique (l’avancée de la forêt et la gestion du petit lait issu de la fabrication de fromages d’alpage), le centre de recherche Agroscope a mené entre 2012 et 2013 le projet Lactobeef. L’objectif était d’examiner la faisabilité technique et économique de la production de bovins à viande nourris au petit lait, directement en alpage. Leurs résultats montrent qu’il est possible d’engraisser des broutards avec ce coproduit qui semble avoir une valeur énergétique proche de l’orge, soit un atout pour la finition des animaux. Les porcs, comparés aux bovins ne peuvent en valoriser qu’une quantité limitée. (dépêche du 18/06) Pour aller plus loin, consultez l’étude Lactobeef sur le site d’Agroscope